|
|
| Alain
Gournac prend position |
| Projet de loi portant sur le RMI et le RMA (le 26 mai 2003)
| | Extrait de l'intervention en discussion générale : "nous sommes nombreux à partager le sentiment que le RMI avait besoin d'être complété. Il y a quinze ans, à l'époque où il fut institué, ses auteurs pensaient qu'il serait provisoire. Aussi, le projet de loi que vous nous présengtez aujourd'hui, Monsieur le Ministre (François Fillon) est-il un bon projet. Sa philosophie en est l'essentiel. Humanistge, soucieux d'une plus grande proximité, pragmatique, ce projet de loi est en son fond, une invitation à ne pas se bercer d'illusions plus longtemps et à prendre réellement en compte l'Homme dans sa réalité, sa fragilité, à le mettre au coeur du dispositif, à en faire la finalité même de la politique du Gouvernement. La finalité du projet est d'assurer par un dispositif spécifique d'insertion, complet et individualisé, l'effectivité du droit au travail égal pour tous. La plupart des allocataires du RMI souhaitent travailler,mais beaucoup ne sont pas prêts d'emblée à entrer sur le marché du travail dans des conditions ordinaires. Ainsi, le RMA consitue-t-il pour eux un dispositif d'insertion professionnelle. Personne ne peut dire que le RMA n'est pas l'expression d'une volonté d'aider l'homme ou la femme en difficulté à retrouver avec le droit à l'emploi, la dignité d'une autonomie, le sentiment d'être responsable, d'être capable de remplir à nouveau ce devoir de travailler dont il est question dans le préambule de la Constitution de 1946. Sans entrer dans le détail du dispositif, permettez-moi, Monsieur le Ministre, de dire combien je ne peux que me réjouir de l'accent qui a été mis sur les activités de tutorat, de suivi individualisé et de formation dans ce parcours d'insertion qui sera, sous le contrôle vigilant du Département, à la charge de l'employeur. Encore une fois, ce qui est recherché, c'est la réinsertion sociale et professionnelle de l'allocataire du RMI, la restauration de l'homme libre, autonome, responsable, travaillant, remplissant avec fierté ce devoir parce que la société lui en aura donné les moyens. L'Humanisme qui est le nôtre se caracgtérise par une confiance, non point en une nature humaine, mais en une perfectibilité de l'homme. Celui-ci n'est ni bon ni mauvais. Ni travailleur, ni paresseux. Il sera ce que nous le ferons. Cela est de notre responsabilité individuelle et collective. Vouloir parler de cette conception de l'homme qui court sous la lettre même de votre projet, Monsieur le Ministre, c'était vous dire combien j'adhère à votre projet de loi. |
|